Terre et ciel seraient perdus s’il n’y avait l’arbre pour les relier.
Une échelle d’arbre illustre le thème de cette session d’été, et nous y avons grimpé et tissé du lien durant ces deux jours.
Commençons par les racines, nos propres racines. Elles sont le socle de nos vies, profondément ancrées dans la terre. Terre de tous les rêves à semer. Mais n’y a-t-il pas plus belle fidélité à ses racines que de s’en éloigner ?

Depuis qu’on a décidé de choisir ce thème, j’ai le sentiment de le voir partout.
J’ai d’abord pensé, il nous faut nous ancrer dans la terre, la découvrir, l’aimer, apprendre à communiquer avec elle et avec le vivant et puis regarder vers le ciel, celui qui nous inonde de soleil et de chaleur, celui des orages et de la pluie et puis le ciel de ce Tout Autre, cet Au-delà de cette vie qui nous dépasse et reste notre grande inconnue, ce Souffle qui traverse tout le vivant.

C’est dans un bain de forêt avec Alain que nous sommes entrés en contemplation avec les arbres, avec une nature qui nous invite à la voir de l’intérieur, ou d’en bas, ou d’en haut et de lever les yeux au ciel.
Avec le yoga de Kay et le gi gong de Kevin, nous nous sommes ancrés dans le sol pour mieux nous redresser vers l’essentiel de nos vies.
Comme l’arbre, nous pouvons ainsi nous élever, prendre de la hauteur à la recherche de la lumière. Défier les lois de la gravité. Et ceci dans un mouvement aléatoire, indéterminé, fantaisiste, sauvage. Un mouvement qui exprime si bien la vitalité, la liberté.
La vie est une danse vers les étoiles.
Alors nous avons laissé s’exprimer notre voix avec Laurence et Miko, écouter celles des autres, jouer avec les sonorités, et ensemble, créer quelque chose d’unique et de beau.

Nous avions quelque chose à graver avec Éris et Bernadette, et renoué avec la création avec Claire.
Et entre la terre et le ciel, il m’a semblé que se trouvait le cœur de toutes choses, en tout cas le nôtre et qui a été nourri, qui s’est ouvert, devenu joyeux et espiègle pendant tout ce weekend, dans les ateliers comme dans les temps communs. La vaisselle, la préparation des tables, l’accueil avec Marie-Paule et Pierre.

La légèreté des feuilles est essentiel à la vie. C’est la légèreté du rêveur, du poète, du clown.
Avec Rodolfo, le clown qui est en nous, vulnérable, s’est montré aux autres, dans la bienveillance, le rire et le tragique.

Nous avons écrit la joie avec Céline et Laetitia.
Les enfants ont dansé, refait le monde et la création, joué, fait des photos, des vidéos, modelé, peint avec Bernadette, Emanuele, Thibaut, Gaston, Aurore, Claire .
L’arbre n’est pas tout seul. S’il y a le « je » il y a le « nous » l’arbre et la forêt. Le désir d’être relié à l’autre. Nous sommes les feuilles d’un même arbre.
Les enfants ont dansé, refait le monde et la création, joué, fait des photos, des vidéos, modelé, peint avec Bernadette, Emanuele, Thibaut, Gaston, Aurore, Claire .
L’arbre n’est pas tout seul. S’il y a le « je » il y a le « nous » l’arbre et la forêt. Le désir d’être relié à l’autre. Nous sommes les feuilles d’un même arbre.

Alors, avec Philippe, nous avons dansé ensemble les danses de la paix, chanté et vibré, senti cette énergie de tous.

Mais avant tout cela nous avions, comme dans l’obscurité de la terre,
réfléchi, préparé, travaillé,
comme lorsque on prépare la terre pour y planter un arbre avec Sylvie, Thibaut et Bernadette.
Et nous en avons taillé avec Ecki.

Nous avions préparé les repas avec Sylvie.
Nous sommes tous sur ce chemin, avec cette envie de grimper sur les échelles de Thibaut et de Xavier, des échelles qui ont poussés ces jours aux Fraternités.
Et pas n’importe quelles échelles, des échelles d’arbre parce que les deux montants proviennent d’une branche coupée en deux sur toute sa longueur. Les pièces, équarries et poncées, dont les échelons, à l’image des branches, sont à la recherche de la lumière.

Comme nous.

Bernadette et Thibaut