« Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » (Jean 3)
Celui qui est né, et non celui qui naîtra.
J’ai toujours aimé cette phrase, elle me transporte dans un ailleurs ou plutôt dans un ici et maintenant rempli du Souffle car étudier saint Jean c’est découvrir ces petites perles cachées dans les interstices du texte, c’est découvrir ce royaume auquel il m ‘invite, me rappelle qu’il commence aujourd’hui.
« Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. »
Au milieu du fracas du monde, relever la tête vers Lui, le Messie. Les différentes traductions, nous font découvrir l’infinie richesse des textes sacrés ; Traduire c’est trahir. Parfois .Et tentatives toujours un peu vaines de saisir le Souffle. Y découvrir sa liberté car le texte ne se ferme jamais.
Une éternité dans l’instant. Ça commence aujourd’hui.

« En vérité, en vérité, je vous dis: A moins que le grain de blé, tombant en terre, ne meure, il demeure seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. » (Jean 12,24)
Les écritures peuvent-elles nous faire mourir ? N’est-ce pas leur projet inscrit à chaque ligne ?
Peut-on prétendre être chrétien sans mourir à chaque lecture ?
Est-ce Dieu, celui qu’on appelle Dieu et que l’on ne devrait jamais nommer pour ne pas l’enfermer dans quelques lettres mortes…
Est-ce que Dieu ne se cache pas dans le repli des Écritures, comme dans les replis d’une robe de soie qui bruisse quand elle s’éveille?
« Ura » ce mot hébreux qui veut dire « réveille-toi » à donné le mot « Hourra ! ».
Hourra, la Parole incarnée m’éveille.
Chaque matin.
Une éternité.
Bernadette Verpaele